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Les consommateurs veulent payer par mobile

Les utilisateurs sont prêts à profiter du m-banking. Le manque de technologies standard et de business model harmonieux entre opérateurs et établissements financiers ralentit cependant l'essor du marché.

Publié le 30 Janvier 2008
Marché services financiers
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Les transactions par mobile représenteront plus de 587 milliards de dollars en 2011 dans le monde, annonce Juniper Research. Un chiffre généré par plus de 610 millions d'utilisateurs à cette date. Selon le cabinet, le téléphone portable devrait d'ailleurs représenter à terme une révolution similaire à celle de la généralisation des distributeurs de billet. Avec un atout supplémentaire pour le téléphone : la mobilité totale. Plusieurs facteurs stimulent cette migration des services financiers vers le mobile. Premier en lice : la demande du consommateur. Selon Juniper, les services déployés dans plusieurs régions, à titre expérimental ou commercial, ont reçu un accueil globalement favorable.

Réduire ses dépenses

"En combinant l'augmentation du nombre d'utilisateurs au désir de l'ensemble des membres de l'écosystème des services financiers mobiles (MFS) de délivrer des applications intelligentes, nous parvenons à une dynamique à la fois créative et pragmatique", juge Alan Goode, auteur du rapport. Pour les institutions financières, la migration vers le mobile représente également la possibilité de réaliser des économies. L'ensemble de ces services virtualisés permet ainsi de réduire les investissements en architectures pour le transferts d'argent physiques.

Des standards et un business model à créer

Enfin, les services de paiement par mobile - qui englobent tout paiement de bien ou de service réalisé via un mobile, à distance ou physiquement - devraient être plébiscités par près de 205 millions de personnes d'ici quatre ans. Et générer plus de 20 milliards de dollars. Côté contraintes, le refrain est toujours le même : le cabinet évoque la résistance des opérateurs, encore difficile à évaluer. Le manque de technologies standard représente également un épineux problème. Si cet obstacle n'est pas dépassé, les MFS devraient avoir du mal à dépasser l'échelle locale. Dernier défi en vue : le manque de business model cohérent entre opérateurs et banques.

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