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Reboard propose la gestion informatique des contenus manuscrits
Pour exploiter les informations rédigées sur un paperboard après une réunion, le système de Fuji Xerox filme, classe et stocke les données dans une base. Il est ensuite possible d'y accéder depuis son poste de travail.
Les paperboard - ou tableaux blancs -, restent l'un des outils les plus utilisés pour les activités créatives en entreprise. Mais ils tardent à être adoptés dans leur version numérique. Pour les chercheurs des Laboratoires de Fuji Xerox, c’est l’expérience utilisateur des appareils existants qui est en cause. Ils ont donc créé Reboard, un système qui cumule les avantages des paperboard traditionnels tout en permettant une gestion informatique des contenus créés. Leur système s’appuie sur l’utilisation d'un tableau blanc classique et d’une caméra reliée à une base de données et à une interface web. L’outil permet un enregistrement du contenu en cours, le partage des schémas créés et leur gestion de manière numérique.
Détecter les différentes personnes participant
La caméra est calibrée au moment de l’installation pour que le tableau blanc apparaisse dans son champ. Les changements apportés sont détectés et enregistrés au fur et à mesure. L’avantage de la caméra par rapport aux stylos équipés de capteurs, par exemple, c’est qu’elle inclut les objets collés au tableau. Comme les post-it, par exemple. La caméra est également calibrée pour observer l’environnement alentour. Cela lui permet de détecter les différentes personnes présentes dans la pièce et de déterminer si une création est faite de manière collaborative ou en solo. Les images enregistrées sont donc annotées en fonction par le système. Lors de l’enregistrement, l’image est cependant tronquée pour ne conserver que le contenu du tableau.
Recherche chronologique, spatiale ou lexicale
Toutes les informations sont stockées dans une base de données. En se connectant à son compte, un utilisateur peut ainsi remonter aux contenus enregistrés. Soit en utilisant un calendrier pour retrouver les réalisations effectuées de manière chronologique. Ou alors en explorant le contenu en fonction des zones du tableaux les plus modifiés. L’utilisateur peut donc faire appel à sa mémoire spatiale pour retrouver un schéma. Enfin, il peut s’appuyer sur les titres et les commentaires qu’il aurait choisi de remplir. Un utilisateur peut également décider de partager toute ou partie de ces créations avec des collègues en les nommant "contributeurs".
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